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Feuilleton, épisode 19

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Crédits photos R.Abadia - A.Borlot / Montage K.Taoui

Cette semaine, Guillaume nous propose un zoom sur le lin. Les isolants dérivés du lin sont  sains, non allergènes, imputrescibles, stockent du CO2 et sont issus d'une ressource naturelle qui se renouvelle tous les ans.

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Crédits photos R.Abadia - A.Borlot / Montage K.Taoui

Cette semaine, Guillaume nous propose un zoom sur le lin

La France est le premier pays producteur de lin au monde : 40% de la production planétaire, principalement en provenance du Nord Pas-de-Calais, de Normandie et de Picardie.
Si aujourd'hui le textile est tissé à peu près uniquement en Chine, la matière première qu'offrent nos "terroirs" de lin n'a pas d'égal. C'est entre 80.000 et 120.000 hectares qui sont exploités en France tous les ans.

20% de la plante est utilisé pour le textile. Il s'agit de la filasse, la même que celle qu'utilisaient les plombiers autrefois avant le téflon, des fibres longues, qui font toute la longueur de la tige, jusqu'à un mètre.
Quant aux étoupes, fibres moyennes de 5 à 7 centimètres, et aux paillettes, appelées aussi anas, elles présentent de remarquables qualités isolantes, thermiques et acoustiques. Les fibres moyennes permettent de fabriquer des laines, en rouleau ou en panneau rigide, insensible au tassement. Les anas peuvent être utilisées en vrac, ou en béton de lin, très simple à mettre en oeuvre et économique.

Les isolants dérivés du lin sont non seulement excellents, mais ils sont aussi sains, non allergènes, imputrescibles, stockent du CO2 et sont issus d'une ressource qui se renouvelle tous les ans.
La transformation de la matière première végétale est uniquement mécanique et peu énergivore. De surcroît, les prix sont comparables à ceux d'isolants conventionnels de bonne qualité. C'est une plante qui ne demande pas d'eau, pas d'engrais, très peu de pesticides, en début de croissance, et favorise la rotation des sols.

Mais plus encore, avoir recours aux produits d'une culture aussi enracinée, c'est contribuer à l'emploi local et au maintien des revenus des cultivateurs.

Pour voir ou revoir les épisodes précédents...

 

Et aussi d'autres informations sur le blog d'Anna : 64.blogspirit.com

Crédit photos Anna Borlot  / Crédit photo de famille Régine Abadia

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